"L'union fait la force !"

Publié Sunday le 23 November, 2014

Chers amis,

    Les attaques que le monde porte contre l’Eglise ou tout simplement la morale naturelle, dont l’Eglise est garante, ne sont pas nouvelles. Il ne faudrait donc pas nous étonner de voir le mariage et la vie humaine attaquée depuis la conception jusqu’à la vieillesse. Cela était prévisible. L’ennemi ne nous a donc pas pris par surprise. En 1906, le Pape Saint Pie X adressait au peuple français l’Encyclique Vehementer nos suite à la promulgation de la loi de séparation de l’Eglise et de l’état qui brisait « violemment les liens séculaires par lesquels votre nation était unie au siège apostolique, » et qui créait « à l'Eglise catholique, en France, une situation indigne d'elle et lamentable à jamais. »     

 « Vous avez vu violer la sainteté et l'inviolabilité du mariage chrétien par des dispositions législatives en contradiction formelle avec elles, laïciser les écoles et les hôpitaux, arracher les clercs à leurs études et à la discipline ecclésiastique pour les astreindre au service militaire, disperser et dépouiller les congrégations religieuses et réduire la plupart du temps leurs membres au dernier dénuement. D'autres mesures légales ont suivi, que vous connaissez tous. On a abrogé la loi qui ordonnait des prières publiques au débutde chaque session parlementaire et à la rentrée des tribunaux, supprimé lessignes traditionnels à bord des navires le Vendredi Saint, effacé du serment judiciaire ce qui en faisait le caractère religieux, banni des tribunaux, des écoles, de l'armée, de la marine, de tous les établissements publics enfin, tout acte ou tout emblème qui pouvait, d'une façon quelconque, rappeler la religion. »

 

   Apres avoir dénoncé les maux et condamné les attaques dont souffrait la France, le Pape donnait des instructions aux catholiques français pour faire face à cette crise. Le premier devoir pour résister est l’union !

« C'est de toute votre âme, vous le sentez bien, qu'il vous faut défendre cette foi ; mais ne vous y méprenez pas, travail et efforts seraient inutiles si vous tentiez de repousser les assauts qu'on vous livrera sans être fortement unis. Abdiquez donc tous les germes de désunion s'il en existait parmi vous et faites le nécessaire pour que, dans la pensée comme dans l'action, votre union soit aussi ferme qu'elle doit l'être parmi des hommes qui combattent pour la même cause, surtout quand cette cause est de celles au triomphe de qui chacun doit volontiers sacrifier quelque chose de ses propres opinions. »

    Nos faiblesses sont la force des ennemis du Christ et de la Croix et le démon fera tout ce qui est en son pouvoir pour semer la discorde et la zizanie dans les familles, les paroisses, les communautés. N’entrons pas dans son jeu. Notre Seigneur ne nous a jamais demande d’avoir les mêmes gouts et de partager les mêmes idées sur tout. C’est surtout sur des détails que les divisions se créent alors que nous devrions être unis sur l’essentiel : la foi !

   Le successeur de Pie X, Benoit XV, le redisait avec force :

« Et d'abord, comme dans toute société humaine, quel que soit le motif de sa formation, il importe au plus haut degré, pour le succès de l'œuvre commune, que les membres conspirent vers un même but. Il nous faudra travailler par-dessus tout à faire cesser les dissensions et les discordes entre catholiques, de quelque genre qu'elles soient ; à empêcher qu'il en naisse de nouvelles ; à obtenir que tous soient unis dans une même pensée et une même action. Les ennemis de Dieu et de l'Église comprennent bien que toute division chez nous, dans l'œuvre de notre défense, devient pour eux une victoire ; aussi recourent-ils fréquemment à cette tactique : quand ils voient les catholiques bien unis, ils s'efforcent de jeter habilement parmi eux des semences de discordes et de détruire ainsi leur cohésion. Plût à Dieu que cette manœuvre ne leur ait pas réussi trop souvent, au grand détriment de la religion ! Ainsi donc, dès que l'autorité légitime a fait une prescription positive, qu'il ne soit permis à personne de s'y soustraire, sous prétexte que cela lui déplaît ; mais que chacun soumette sa manière de voir à l'autorité du supérieur et lui obéisse par devoir de conscience. De même, que nul particulier, par la publication de livres ou de journaux, ou par des discours publics, ne s'érige en maître dans l'Église. Tous savent à qui a été confié par Dieu le magistère de l'Église : à celui-là pleine et entière liberté doit être laissée de parler, quand et comme il le juge à propos ; le devoir des autres est de l'écouter avec déférence et de se conformer à sa parole. À l'égard ensuite des questions, où, sans détriment de la foi ni de la discipline, on peut discuter le pour et le contre, parce que le Saint-Siège n'en a encore rien décidé, il n'est interdit à personne d'émettre son opinion et de la défendre ; mais que dans ces discussions on s'abstienne de tout excès de langage, qui pourrait offenser gravement la charité ; que chacun soutienne son avis librement, mais qu'il le fasse avec modération, et ne croie pas pouvoir décerner aux tenants d'une opinion contraire, rien que pour ce motif, le reproche de Foi suspecte ou de manquement à la discipline. » (Encyclique Ad Beatissimi Apostolorum du 1er novembre 1914)

      Les excès de langage peuvent blesser la charité. Nous sommes souvent prompts à juger, à critiquer, à condamner et cela se fait au détriment du bien de l’Eglise. Certaines paroles n’édifient en rien le Corps Mystique du Christ ; bien au contraire, elles offensent Notre Seigneur, engendrent les divisions et par conséquent font les affaires du Malin. A chacun de se poser la question : est-ce que je cherche à construire ou à détruire ? Avant que de partir à la reconquête du monde, songeons d’abord à reconquérir nos âmes. A vue humaine, notre ennemi est bien plus fort que nous. La victoire de l’Eglise et le triomphe de la vérité viendront d’en haut. Il nous revient d’être les instruments de la Providence et de laisser la grâce du Christ se répandre en nous afin de pouvoir la communiquer autour de nous. La victoire ne s’obtiendra pas par des paroles. Elle s’obtiendra difficilement par la pratique du renoncement à soi-même, de la mortification, de la prière et de la pénitence. A l’approche du temps de l’Avent, songeons-y !

 Abbé Laurent Demets, FSSP


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